Avec plus de 2 millions de dossiers déclarés aux assureurs en 2024, soit une hausse de 18 % en un an, les dégâts des eaux restent le premier type de sinistre habitation en France. Ce que l’on sous-estime souvent, c’est ce qui se passe après la fuite : un logement en apparence sec peut cacher une humidité résiduelle bien installée dans les murs, les dalles ou les cloisons. La question de l’assèchement est donc loin d’être anecdotique.
Les risques d’un séchage insuffisant
Un mur mouillé ne se voit pas forcément à l’œil nu. Pourtant, dès 48 heures après une infiltration, les conditions sont réunies pour que les moisissures s’installent. À plus long terme, une humidité persistante dégrade les cloisons, fragilise les revêtements et peut rendre un logement indécent au sens du Décret n° 2002-120, voire insalubre selon l’article L1331-22 du Code de la santé publique. Selon l’INSEE, 20,6 % des logements français présentent déjà des signes visibles d’humidité. Parmi les personnes atteintes de pathologies respiratoires, 43 % déclarent avoir vécu dans un tel logement, ce qui illustre un impact sanitaire réel et documenté. En 2024, les ARS ont enregistré environ 12 000 signalements liés à l’humidité ou aux moisissures dans l’habitat.
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Sur un chantier, les conséquences sont aussi opérationnelles : une dalle béton insuffisamment sèche empêche la pose de carrelage ou de parquet, et peut provoquer leur décollement à court terme, avec les surcoûts que cela implique.
Séchage naturel ou assèchement technique : une différence de taille
Laisser sécher un mur naturellement peut prendre entre 2 et 6 mois selon l’épaisseur, la nature des matériaux et les conditions climatiques. Une intervention avec du matériel professionnel ramène ce délai à environ 3 semaines en moyenne. La différence ne tient pas seulement à la vitesse : les déshumidificateurs industriels traitent l’humidité en profondeur, y compris dans les dalles béton et en cas de remontées capillaires, là où un appareil domestique reste sans effet.
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Le suivi hygrométrique régulier est la clé de l’opération : un mur est considéré sec non pas parce qu’il le semble, mais parce que les mesures le confirment sur l’ensemble des zones sensibles. Ce rapport technique final est aussi une pièce justificative utile vis-à-vis de l’assureur, pour valider les travaux et éviter toute contestation ultérieure. Pour plus d’informations sur les solutions de location de déshumidificateurs professionnels et les prestations d’assèchement après sinistre, il existe des prestataires spécialisés qui interviennent aussi bien pour des particuliers que pour des syndics, des assureurs ou des entreprises du BTP.
Assurance et démarches : ce qu’il faut savoir
En cas de sinistre, la déclaration auprès de l’assureur doit intervenir dans les 5 jours suivant la découverte du dégât. En copropriété, un constat amiable est à remplir rapidement. La convention IRSI couvre les sinistres inférieurs à 5 000 €, la convention CIDE-COP s’applique au-delà. La prise en charge de la location de matériel professionnel d’assèchement est fréquente dans les contrats MRH, mais les conditions varient : mieux vaut vérifier son contrat ou se faire accompagner par le prestataire dès le départ.
Pour aller plus loin sur la gestion de l’humidité dans votre logement, les conseils pratiques sur l’humidité disponibles sur ce site peuvent aussi vous aider à identifier les causes et à prévenir les récidives.
Agir vite après un dégât des eaux n’est pas une précaution superflue : c’est souvent ce qui détermine l’ampleur réelle du sinistre, et le coût final des réparations.

